Allez hop.
Après l’avoir dégustée chez Tata Féfile, sous la neige, il fallait que je m’attèle à la confection du vraie bonne pogne. Oui oui, le pain de Pâques qu’on fait toute l’année le long du Vercors.
Alors hop, au turf dès hier soir, vu qu’il faut une nuit de montée de pâte. Je découvre avec une répugnance délicieuse à quel point cette pâte est collante. Dingue! La pâte à brioche n’a qu’à aller se rhabiller. Ce pâton est l’ancêtre du post-it, du délire…
Bref, j’en suis venu à bout malgré sa résistance, il ne sera pas dit que je cèderai devant l’adversité!
Ensuite, juste après le boulot, je m’y remets, la pâte est devenue civilisée, avec une belle élasticité et se pétrit benoîtement, sans même offrir la moindre petite patouille. Alors je ne la ménage pas, la forme, la troue et la remet au repos.
Ha, la recette…
La Pogne à Tata Féfile
- 500g de farine, de la normale rien de spécial
- 175g de sucre
- 100g de beurre, fondu le beurre
- 1/2 cube de levure de boulanger, fraîche
- 1/2 verre de lait tiède, pour diluer la levure
- 3 oeufs et encore un jaune
- de la fleur d’oranger, si on veut être puriste. La meilleur fleur d’oranger est la libanaise, c’est une merveille dans les cafés blancs, alors dans la pogne, c’est un délice. On peut aussi mettre de l’eau de rose ou un autre arôme léger et floral, à votre goût.
La procédure est simple.
La veille
- oeufs (les trois, pas le jaune) + beurre fondu + sucre + farine + lait (avec la levure diluée) et la fleur d’oranger
- pétrir au moins dix minutes le machin. Attention, je ne sais si je vous l’ai dit, mais ça colle.
- laisser monter à température ambiante au moins toute la nuit
Le jour même
- Reprendre la pâte, la fustiger du regard et la pétrir en prenant soin d’aérer largement le tintouin.
- Former, c’est à dire faire un trou en gardant la texture et l’aspect lisse. Les plus peureux se contenterons de faire un gros boudin qu’il recolleront aux extrémités.
- Laisser gonfler 2h de plus
- Badigeonner au jaune d’œuf, celui qu’on avait pris la veille et qui en fait ne servait à rien.
- Au four déjà chaud pour une trentaine de minutes à 180°, thermostat 6, oui, 6×3=18. Ne pas oublier dans le four un récipient d’eau histoire que la croûte soit belle et craquante.
Ça se déguste pas trop chaud, tiède c’est bon, mais froid aussi. Si elle est vraiment bonne, elle supporte très bien de rassir un peu et d’être grillée le matin. Avec de la confiture de groseilles.
mars 27, 2008 at 5:22
Bienvenue dans le monde des blogs culinaire, longue vie à celui là!! merci des petits mots chez moi! que me vaut cet honneur? D’où me venez vous?
mars 27, 2008 at 5:32
Hahaha !
Comme de justesse, c’est celle qui m’a donné envie de pondre mon propre bloug qui poste le premier commentaire.
Merci à vous Lucie, pour tout, et pour les réponses, je vous les distillerai au fur et à mesure.
ps: je ne sais pas si ce sera un blaog culinaire, mais il y aura du miam dedans.
mars 28, 2008 at 5:40
Bon alors je reviendrai quêter les réponses en temps et en heure alors longue vie au blog de sir Edward.
mars 28, 2008 at 6:07
Mille mercis Dame Beluga.
mars 31, 2008 at 2:35
haha mais de rien!
mars 31, 2008 at 3:35
Houuuuu, si je réponds, là, ça va commencer à ressembler à s’y méprendre à du flood…
Bon, ben, raté !
juin 22, 2008 at 5:23
Je fais votre recette de pogne, j’attends donc demain pour la cuire, mais c’était juste pour dire que quand vous dites que ça colle c’est pas des blagues !!
10 minutes à pétrir, et au moins autant pour décoller la moitié de la pogne qui est restée engluée aux doigts
juin 22, 2008 at 6:07
Et avec un peu de chance vous retrouverez les doigts que vous avez perdu dans le pétrissage le lendemain, en dégustant le tout.
J’attends des nouvelles de votre réalisation!
juin 25, 2008 at 2:43
En fait elle a pas bien monté, je pense que le problème vient de ma levure, je n’avais pas de levure fraîche alors j’ai pris de la levure déshydratée. Et puis pendant la nuit la surface de la pâte a séché donc au pétrissage du matin, ça a fait des grumeaux, mais mon chéri trouve chouette ces “pépites croquantes” au milieu de la pâte.
Et puis elle a pas assez cuit ! Je l’ai mis 40 minutes chaleur tournante à 180°C dans le four déjà chaud, mais ça n’a pas suffi.
Donc résultat c’est bien tassé, bizarre au milieu avec des morceaux dedans, mais c’est mangeable
juin 25, 2008 at 5:20
Si c’est mangeable… c’est déjà pas mal :p